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Pessaire en anneau - pose, entretien et conseils au quotidien

Laure Hardy

Laure Hardy

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6 mai 2026

Femme tenant ses mains devant elle, évoquant le besoin d'un pessaire anneau pour le soutien.

Une sensation de boule, de pesanteur ou des fuites pendant l’effort peuvent révéler un prolapsus des organes pelviens. Le pessaire en anneau offre alors un soutien mécanique dans le vagin, parfois au quotidien, parfois uniquement pour marcher, faire du sport ou rester debout longtemps. Je vous explique son rôle, sa mise en place, son entretien, ses limites et la place de la rééducation du périnée.

L’essentiel à savoir avant d’utiliser un pessaire

  • Fonction : il soutient la vessie, l’utérus ou le rectum lorsqu’ils descendent vers le vagin.
  • Choix : la taille et le modèle sont déterminés avec un médecin, une sage-femme ou un kinésithérapeute formé.
  • Efficacité : la HAS estime qu’il soulage rapidement les symptômes dans environ 70 à 80 % des cas.
  • Port : il peut être utilisé tous les jours ou seulement pendant certaines activités.
  • Surveillance : douleur, saignement, pertes malodorantes ou difficulté à uriner nécessitent un avis médical.

Illustration d'un pessaire anneau bleu, un dispositif médical pour le soutien pelvien, inséré dans le vagin.

À quoi sert un pessaire en anneau

Un pessaire est un dispositif médical en silicone, introduit dans le vagin pour maintenir les organes pelviens dans une position plus favorable. Il peut aider en cas de cystocèle, lorsque la vessie descend, de rectocèle, lorsque le rectum fait saillie, ou d’hystérocèle, lorsque l’utérus est concerné.

Le prolapsus est souvent lié à un relâchement des muscles et des tissus de soutien du périnée. Les accouchements, la ménopause, la constipation chronique, la toux répétée, le surpoids ou le port régulier de charges lourdes peuvent favoriser ce phénomène. Le symptôme le plus parlant reste la sensation de pesanteur ou de boule vaginale, souvent plus marquée en fin de journée et en position debout.

Le pessaire ne répare pas les ligaments et ne fait pas disparaître définitivement le prolapsus. Il agit comme un soutien, ce qui peut suffire à retrouver une vie quotidienne plus confortable et à reprendre une activité physique. C’est cette différence entre soulager et guérir que je trouve essentielle à comprendre dès le départ.

Comment choisir la bonne taille et le bon modèle

Le modèle en anneau est souvent proposé en première intention car il est relativement simple à poser et à retirer. Il existe aussi des pessaires cubes, Donut ou Dish, mais leur intérêt dépend de la forme du prolapsus, de sa sévérité et de la présence éventuelle de fuites urinaires à l’effort.

Le choix ne se fait pas uniquement selon le stade du prolapsus. Le professionnel tient compte de votre anatomie, de votre confort, de votre capacité à manipuler le dispositif, de vos activités et de votre sexualité. Plusieurs essais peuvent être nécessaires avant de trouver la bonne combinaison entre forme et diamètre.

Type de pessaire Situation fréquente Point à connaître
Anneau Prolapsus et usage quotidien ou intermittent Souvent facile à manipuler et compatible avec les rapports
Dish Prolapsus associé à des fuites urinaires d’effort Le choix dépend de l’évaluation clinique
Cube Besoin d’un maintien plus important Retrait et nettoyage généralement plus fréquents

Un pessaire bien adapté ne doit pas être douloureux, ne doit pas tomber pendant les activités et ne doit pas gêner pour uriner ou aller à la selle. Si vous le sentez à chaque mouvement, s’il provoque une pression désagréable ou s’il ressort, le problème vient souvent du modèle ou de la taille, pas d’un manque de volonté de votre part.

Pose, retrait et entretien au quotidien

La première pose est généralement réalisée en consultation. Le professionnel vérifie que l’anneau se bloque derrière le pubis et qu’il maintient correctement les organes sans comprimer la paroi vaginale.

Une fois les gestes expliqués, vous pouvez apprendre à le manipuler seule. En pratique, il faut le plier au niveau des encoches, l’introduire doucement dans le vagin, puis le repousser légèrement si vous le sentez encore. Pour le retirer, on l’accroche avec l’index et on tire progressivement, sans geste brusque.

Pour le nettoyage, de l’eau et un savon doux suffisent. La stérilisation n’est pas nécessaire. Un anneau peut rester en place plusieurs semaines, voire plusieurs mois, si le suivi est assuré et si vous le tolérez bien. La fréquence de retrait dépend de votre facilité à le manipuler et des recommandations du professionnel.

  • Un premier contrôle est généralement prévu après 1 à 3 mois.
  • Si vous ne retirez pas vous-même le dispositif, un suivi est souvent organisé tous les 4 à 6 mois.
  • Si vous le gérez seule et que tout va bien, un contrôle annuel peut suffire.
  • Un pessaire en silicone dure souvent 2 à 3 ans, mais il doit être remplacé s’il se fissure ou se casse.

Après la ménopause, une sécheresse ou une fragilité de la muqueuse peuvent réduire la tolérance. Un traitement local peut parfois être proposé, mais il doit être discuté avec le médecin ou la sage-femme. Il ne faut pas appliquer un produit au hasard ni conserver un pessaire sans surveillance pendant une période prolongée.

Peut-on faire du sport et avoir des rapports

Le port peut être continu ou limité aux moments où les symptômes apparaissent. Certaines femmes le gardent pour marcher, jardiner, travailler debout ou pratiquer une activité physique. D’autres l’utilisent uniquement lors des efforts qui augmentent la pression abdominale.

La natation et la plupart des activités physiques restent possibles avec un anneau correctement ajusté. Je conseille toutefois de tester progressivement le dispositif, en commençant par une marche ou quelques exercices simples. Une gêne pendant les sauts, la course ou les changements de direction indique qu’un réglage doit peut-être être revu.

Les rapports avec pénétration sont généralement possibles avec un pessaire en anneau, contrairement à certains modèles qui occupent davantage l’espace vaginal. La décision dépend surtout du confort. La douleur n’est jamais un signe normal : il faut retirer le dispositif si cela est possible et demander conseil.

Le pessaire peut aussi révéler une fuite urinaire auparavant masquée par le prolapsus. Ce phénomène ne signifie pas forcément que le dispositif est inutile. Il peut conduire à essayer un autre modèle ou à associer une prise en charge spécifique de l’incontinence.

Les risques et les signes qui doivent alerter

Des pertes vaginales un peu plus abondantes peuvent survenir. Elles deviennent préoccupantes lorsqu’elles sont malodorantes, accompagnées de démangeaisons, de brûlures ou d’une douleur pelvienne. Un saignement, même léger mais répété, mérite également un examen.

Le pessaire ne doit pas empêcher de vider la vessie et ne doit pas provoquer de constipation. Il peut descendre ou tomber pendant la défécation, surtout en cas de poussées importantes. Traiter la constipation, boire suffisamment et éviter de pousser longtemps aux toilettes améliorent souvent la tenue du dispositif.

Les complications restent peu fréquentes lorsque le suivi est régulier. En revanche, un pessaire oublié pendant longtemps peut provoquer une irritation ou une érosion de la paroi vaginale. Il ne faut donc pas attendre plusieurs mois en cas de gêne inhabituelle simplement parce que le dispositif avait été bien toléré au début.

  • douleur persistante ou sensation de brûlure ;
  • saignement vaginal inhabituel ;
  • pertes malodorantes ou démangeaisons ;
  • difficulté à uriner ou à aller à la selle ;
  • pessaire qui tombe régulièrement ou devient impossible à retirer.

Dans ces situations, prenez contact avec le professionnel qui vous suit. Le dispositif ne doit pas être forcé, découpé ou remplacé par un modèle acheté au hasard sur internet.

Quelle place pour la rééducation du périnée

Le pessaire et la rééducation ne s’opposent pas. Le premier apporte un soutien immédiat, tandis que la seconde aide à mieux recruter les muscles du plancher pelvien et à gérer les pressions pendant les mouvements, la toux, les efforts et les changements de position.

La rééducation ne consiste pas seulement à contracter fort. Elle peut inclure la respiration, la coordination entre le diaphragme et le périnée, le contrôle des poussées, le travail des muscles profonds et l’adaptation des gestes sportifs. Une contraction permanente n’est d’ailleurs pas souhaitable, car elle peut entretenir des tensions et des douleurs.

Pour une personne qui souhaite reprendre la course, le fitness ou les sports avec sauts, je préfère une progression concrète. On commence par observer les symptômes avec et sans dispositif, puis on ajuste les charges, la respiration et la vitesse d’exécution. Le bon objectif n’est pas de serrer le périnée toute la journée, mais de savoir l’activer au bon moment et le relâcher ensuite.

En cas de prolapsus modéré, la rééducation peut parfois être proposée seule. Dans d’autres situations, l’association avec un pessaire apporte un meilleur confort. Si ces traitements conservateurs ne suffisent pas ou ne correspondent pas à vos attentes, une discussion spécialisée permet d’évaluer les options chirurgicales.

Le bon repère pour décider sans se précipiter

Un pessaire peut être une solution simple, réversible et compatible avec une vie active, à condition d’être correctement choisi et suivi. Il ne remplace ni l’examen clinique ni le travail du périnée, mais il peut réduire rapidement la pesanteur et redonner confiance dans les activités quotidiennes.

Avant la pose, notez les situations qui déclenchent vos symptômes, vos objectifs et vos éventuelles difficultés urinaires ou intestinales. Ces informations aideront le professionnel à choisir le dispositif le plus adapté et à construire une prise en charge réaliste, notamment si vous souhaitez continuer le sport ou reprendre une activité après un accouchement.

Le meilleur pessaire n’est pas celui qui paraît le plus technique. C’est celui que vous ne sentez pas, qui vous permet de bouger librement et dont vous connaissez les règles d’entretien et de surveillance.

Questions fréquentes

Le choix dépend de l’anatomie, du type et du stade du prolapsus, du confort, des activités et de la capacité à manipuler le dispositif. L’anneau est souvent proposé en première intention, tandis que les modèles Dish ou cube répondent à d’autres besoins. Plusieurs essais peuvent être nécessaires avec un médecin, une sage-femme ou un kinésithérapeute formé.

Après une première pose réalisée en consultation, l’anneau peut être plié au niveau des encoches puis introduit doucement dans le vagin. Pour le retirer, accrochez-le avec l’index et tirez progressivement, sans geste brusque. Le nettoyage se fait avec de l’eau et un savon doux, sans stérilisation.

Le pessaire peut être porté uniquement pendant la marche, le sport ou les périodes prolongées en position debout. La natation et la plupart des activités physiques sont possibles si le dispositif est correctement ajusté, mais il est préférable de reprendre progressivement. Les rapports avec pénétration sont généralement possibles avec un anneau, à condition qu’ils restent indolores.

Une douleur persistante, une brûlure, un saignement inhabituel, des pertes malodorantes, des démangeaisons ou des difficultés à uriner ou à aller à la selle doivent conduire à contacter le professionnel qui vous suit. Il faut également demander conseil si le pessaire tombe régulièrement ou devient impossible à retirer. Un suivi régulier limite le risque d’irritation ou d’érosion de la paroi vaginale.
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Autor Laure Hardy
Laure Hardy
Nazyme Laure Hardy et j'ai dix ans d'expérience dans le domaine de la kinésithérapie, de la rééducation et de la performance sportive. Mon parcours a commencé par une passion pour le mouvement et le bien-être, ce qui m'a naturellement conduite à m'intéresser aux méthodes de réhabilitation et d'optimisation des performances sportives. J'aime explorer les différentes approches qui aident les individus à surmonter leurs limitations physiques et à atteindre leurs objectifs. Dans mes écrits, je m'efforce de rendre des sujets complexes accessibles et compréhensibles. Je prends soin de vérifier mes sources et de comparer les informations pour offrir un contenu à jour et fiable. Mon objectif est de partager des connaissances claires et utiles, tout en suivant les dernières tendances dans le domaine. J'espère que mes contributions vous aideront à mieux comprendre les enjeux liés à la kinésithérapie et à la performance sportive.
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